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  • Photo du rédacteurgabriellehalpern

Atelier Philo RCJ : La démocratie est-elle en danger?


La philosophe Gabrielle HALPERN propose tous les mois, aux côtés de la journaliste Laurence Goldman, un atelier Philo sur Radio RCJ autour d'une grande notion d'actualité.


Aujourd'hui, il s'agit d'aborder la question de la démocratie... Gabrielle Halpern est aux côtés des philosophes Marc Crépon ("Journal de Moldavie", Verdier) et Perrine Simon-Nahum ("Sagesse du politique", Editions de l'Observatoire)


« Les remises en question de nos démocraties nous rappellent, s’il en était besoin, qu’une démocratie n’est jamais acquise, qu’elle nécessite toujours une attention et un soin particuliers. Elles nous rappellent aussi, même si cela peut sembler terrible à dire, que la démocratie n’a rien de "naturel", qu’elle constitue toujours un effort de la part des êtres humains. Relisons le "Discours de la servitude volontaire" d'Etienne de La Boétie ; l’être humain est puissamment attiré par ce qui peut menacer sa liberté. Les totalitarismes du XXe siècle reposaient en partie sur l’établissement d’une surveillance mutuelle des citoyens, par laquelle chacun pouvait dénoncer l’autre. Aujourd’hui, les gens ont tellement pris l’habitude de raconter leur vie, y compris la plus intime sur les réseaux sociaux, qu’ils se placent eux-mêmes sous la surveillance des autres. Or, rappelons les mots d’Alexandre Soljenitsyne : « Notre liberté se bâtit sur ce qu'autrui ignore de nos existences » »…, Gabrielle Halpern

@crédits photo RCJ

« Lorsqu’il est question de démocratie, c’est le rapport du peuple au pouvoir, et inversement, qui est pensé, n’est-il pas temps de penser les rapports des citoyens entre eux? Il est là, le défi démocratique aujourd’hui! », Gabrielle Halpern

""Un homme de la campagne demande à avoir accès à la Loi ; mais le gardien des portes de la Loi lui explique qu’il ne peut pas l’autoriser à entrer. Il n’est, lui, que le premier des gardiens, les autres, qui se trouvent à l’intérieur, étant bien plus puissants. L’homme espère en vain l’autorisation. Assis sur un escabeau, il attend de longues années. Au moment où il va mourir, le gardien lui confie à l’oreille : "Personne que toi n’avait le droit d’entrer ici, car cette entrée n’était faite que pour toi, maintenant je pars et je ferme"". La parabole « Vor dem Gesetz » (Devant la Loi) est un des textes les plus célèbres de Kafka et l’un des rares qu’il ait publiés de son vivant. Ce passage du roman inachevé « Le procès » était aussi un de ses écrits préférés et il nous interroge, nous, lecteurs du XXIe siècle. Il nous interpelle dans notre rapport au monde : n’est-il pas de notre responsabilité d’êtres humains d’exercer notre faculté de penser ? N’est-il pas de notre devoir de franchir, de pousser, de forcer les portes par l’exercice de notre pensée ?", Gabrielle Halpern




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