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Et si le monde était un opéra ?
 
Gabrielle Halpern
Marina Viotti
La Chanteuse et la Philosophe

 

Et si l’opéra était un reflet du monde plus fidèle qu’il n’y paraît ? Qu’est-ce que l’opéra a à nous dire de notre société, de nos failles, de nos angoisses, de nos désirs, de nos lâchetés et de nos grandeurs ? N’est-il pas une invitation à transgresser les frontières, les rôles et les idées reçues ? Art jugé élitiste par beaucoup, il est bien plus ancré dans la réalité qu’on ne le croit, et même visionnaire dans les questions qu’il nous pose sur notre rapport aux autres, au courage, à la liberté et à soi, comme l’expliquent la philosophe Gabrielle Halpern et la mezzo-soprano Marina Viotti. 

 

Cette conversation entre deux jeunes femmes bouillonnantes d’énergie, d’inventivité et de générosité nous permet de mieux comprendre le monde et la manière dont chacun d’entre nous pourrait le transformer.

 

Marina Viotti est mezzo-soprano. Elle a remporté en 2023 les Victoires de la musique classique dans la catégorie « artiste lyrique ».

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Penser l’hospitalité
L’Artisan-hôtelier et la Philosophe
Gabrielle Halpern
Cyril Aouizerate

 

« Et si un hôtel était plus qu’un hôtel ? Et s’il était à la fois un miroir et un angle mort de notre société, reflétant et cachant ses besoins, ses habitudes, ses préjugés, ses angoisses, ses fantasmes et ses métamorphoses ?

 

S’inscrivant dans une histoire longue de l’hospitalité – qui était synonyme de sécurité et de survie pour les voyageurs –, la réinvention de l’hôtellerie peut initier un nouveau rapport au vivant et au non-vivant, à condition d’accepter de jouer un rôle inédit au sein des territoires, de la société, de la nature. Et si le secteur de l’hôtellerie était un prétexte pour penser la magnifique question de l’hospitalité ?

L’hospitalité fait partie de l’hybridation, parce qu’elle porte en elle une éthique de la relation à l’autre…».

Philosopher et cuisiner :
un mélange exquis
 
Gabrielle Halpern
Guillaume Gomez
Le Chef et la Philosophe

 

Philosophie et cuisine n’ont-elles rien à voir l’une avec l’autre ? Si leur mariage peut sembler improbable, il constitue toutefois une illustration saillante pour appréhender le concept d’hybridation en tant que grande tendance de notre temps.

 

En effet nous assistons à un phénomène d’hybridation accélérée de notre monde, qui se traduit par une évolution des métiers, des méthodes de travail, des modèles économiques ou des secteurs. Cette conversation aussi énergique qu’approfondie entre Guillaume Gomez et Gabrielle Halpern aborde des sujets divers comme l’éducation, notre rapport à la nature, la relation à l’autre, la place que l’on veut donner à notre alimentation ou encore les nouvelles manières de travailler.

 

Un dialogue foisonnant et riche entre deux personnalités passionnées… et passionnantes !

Guillaume Gomez, plus jeune cuisinier à avoir remporté le titre de Meilleur Ouvrier de France, Chef des cuisines de l’Élysée durant 25 ans, est aujourd’hui ambassadeur de France pour la gastronomie, l’alimentation et les arts culinaires.

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La fable du centaure

Gabrielle Halpern
Illustrée par Didier Petetin

 

La grand-mère cheval se lamente : « Qu’est-ce qu’on va faire d’elle ? C’est un bâtard ! C’est la transgression de la Nature ! ».  Au-dessus du berceau, humains et chevaux se regardent avec méfiance… La jeune centaure n’entre dans aucune case : c’est une hybride ! Lasse des préjugés, elle décidera de partir à l’aventure. Ses rencontres multiples avec des animaux, des végétaux, des monstres, et sa découverte des sciences l’aideront à se forger une philosophie de vie.
 
Et si l’hybridation était une chance ? Et si tout devenait « centaure » : sciences, objets, matériaux, produits et services, modes de consommation et de commercialisation, entreprises, institutions publiques, métiers, bâtiments, manières d'innover, d'habiter et de travailler ?
 
Une BD initiatique pour aller vers l’Autre et comprendre le monde tel qu’il se transforme.

Une BD écrite par Gabrielle Halpern et illustrée par Didier Petetin

Tous centaures !
Eloge de l’hybridation

 
Gabrielle Halpern

 

Notre société crève des silos qui nous divisent, des étiquettes que nous passons nos vies à coller sur les uns et les autres, des cases où nous enfermons les autres et où nous nous enfermons. Nous avons passé des siècles à voir le monde d'une manière morcelée, cela a influé sur nos métiers, sur notre organisation du travail, sur nos industries, sur le développement de nos sciences, de nos formations, de nos politiques publiques, sur l’organisation de nos filières ou encore sur nos territoires. N'est-il pas temps de créer des ponts entre les mondes? 
 
L’époque que nous vivons est difficile et nous pourrions en être désespérés… Mais nous pouvons aussi prêter attention à de petits signaux faibles qui montrent que tout n’est pas irréconciliable et qu’il y a des raisons d’espérer ! Oui, il y a des petits signaux faibles d’hybridation qui témoignent de ce que nous sommes peut-être en train d’apprendre à voir le monde autrement qu’au travers de cases. Et si l’hybridation était la grande tendance du monde qui vient? 
 
L’hybridation, c’est le mariage improbable! C’est le fait de mettre ensemble des métiers, des arts, des sciences, des compétences, des générations, des activités, des secteurs, des matériaux, des usages, qui, a priori n’avaient pas grand-chose à voir ou à faire ensemble, voire qui pouvaient sembler contradictoires, et qui, ensemble, vont donner lieu à de nouveaux usages, de nouveaux lieux, de nouveaux métiers, de nouveaux modèles, de nouveaux territoires, de nouvelles formes de gouvernance… De nouveaux mondes, en somme!
 
C’est ainsi que nous voyons se multiplier des tiers-lieux mêlant résidences d’artistes et incubateurs de startups, des crèches dans les maisons de retraite, des expositions artistiques dans les gares, des partenariats inédits entre des écoles, entre des entreprises, entre des secteurs d’activité… Nous assistons à l'émergence de nouvelles combinaisons et re-combinaisons. Ces phénomènes d’hybridation créent de nouvelles solidarités et rapprochent ce qui avait été artificiellement séparé. 
 
Il est venu le temps de remettre en question les frontières absurdes que nous avons créées entre les métiers, entre les secteurs, entre les formations, entre les territoires, entre les générations et de créer des ponts entre les mondes.
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Lectures

Quelques penseurs et ouvrages qui ont inspiré la philosophie de l'hybride et qui pourraient vous intéresser

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Masse et puissance
 
Elias Canetti

 

Elias Canetti est l'un des plus grands penseurs européens du XXe siècle. L'immensité de son oeuvre, plus que jamais d'actualité, mérite que l'on s'y penche avec attention et soin. Être hybride par excellence, véritable centaure navigant entre les mondes, les langues, les cultures, les idées, les travaux d'Elias Canetti devraient absolument être lus et relus. Dans "Masse et Puissance", il s'interroge sur le phénomène de la masse et notre rapport à la masse. Normalement, il n'y a rien que l'être humain redoute le plus au monde que le contact avec l'inconnu. Tous nos comportements sont dictés par cette phobie. Et pourtant.... Un désir irrésistible nous prend lorsqu'une foule apparaît devant nous: celui de la rejoindre. Pourquoi? Qu'est-ce qui se joue au fond de nous? Qu'attendons-nous de la masse? Que nous donne-t-elle qui nous manque? Que lui cédons-nous en échange? Quels sont nos rapports aux autres? Quel rôle joue la métamorphose? Une pépite à découvrir! Ses autres ouvrages comme "Autodafé", "Le territoire de l'homme" ou encore "La langue sauvée" ont également nourri la philosophie de l'hybride.

L'étoffe du diable
 
Michel Pastoureau

 

L’historien et grand spécialiste de la couleur, Michel Pastoureau, s’est beaucoup intéressé à l’histoire des couleurs, à leurs significations, à leurs symboles, à leurs conséquences sociologiques, économiques, morales et religieuses. Il a eu, dans ce cadre, l’idée originale de s’intéresser à l’histoire de la rayure. A travers maints exemples, il explique à quel point l’homme s’est toujours méfié de l’habit qui n’est pas uni. Il écrit que « nombreux sont dans l’Occident médiéval les individus – réels ou imaginaires – que la société, la littérature ou l’iconographie dotent de vêtements rayés. Ce sont tous, à un titre ou à un autre, des exclus ou des réprouvés, depuis le juif et l’hérétique jusqu’au bouffon ou au jongleur, en passant non seulement par le lépreux, le bourreau ou la prostituée, mais aussi par le chevalier félon des romans de la Table ronde, par l’insensé du livre des Psaumes ou par le personnage de Judas. Tous dérangent ou pervertissent l’ordre établi ». La rayure, la bigarrure, parce qu’elles créent une discontinuité, une rupture dans l’homogénéité, étaient associées à un imaginaire très négatif ; elles transgressent l’ordre chromatique. Les liens entre rayure et hybridation sont passionnants à explorer et l'œuvre de Pastoureau apporte un autre regard à l'imaginaire associé à la bigarrure... 

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Entre le cristal
et la fumée
 
Henri Atlan

 

Cet ouvrage d'Henri Atlan est une pépite! La philosophie de l'hybride entretient des liens très étroits avec la contradiction et nous invite à la cultiver plutôt que de tenter de la dissoudre ou de la résoudre comme si elle constituait un problème... Le biologiste et philosophe Henri Atlan parle dans cet ouvrage du « danger mortel » qu’il y a à « supprimer le premier terme de la contradiction (et donc la contradiction elle-même), c’est-à-dire s’installer définitivement, s’arrêter, se rapetisser aux seules dimensions d’un particularisme aliénant »... L'hybridation est cette invitation à ne pas s'installer, à ne pas s'arrêter, à ne pas se laisser réduire, mais à sans cesse chercher à s'augmenter en sortant de soi-même et de son identité.
 

Les origines
du totalitarisme
 
Hannah Arendt

 

La philosophe Hannah Arendt décrit de manière précise comment le totalitarisme fonctionne et sur quelles fondations il peut s'établir. Ce faisant, elle nous propose une conception intéressante de l'idéologie, - l'une des racines du totalitarisme -, qu'elle définit comme "la logique d'une idée", nous empêchant de faire tout pas de côté ou tout pas en arrière: « vous ne pouvez poser A sans poser B et C et ainsi de suite, jusqu’à la fin de l’alphabet du meurtre. C’est ici que la puissance contraignante de la logique semble avoir sa source ; elle naît de notre peur de nous contredire nous-mêmes (…). La force contraignante de l’argument est celle-ci : si vous refusez, vous vous mettez en contradiction avec vous-mêmes, et par cette contradiction, vous retirez tout sens à toute votre vie. Le A que vous posiez domine toute votre vie à travers les conséquences B et C qu’il engendre logiquement ». Pour sortir de l'idéologie, il nous faudra renouer avec notre humanité, notre spontanéité. Plutôt que de définir l'être humain par la raison, elle nous invite à le définir comme un animal du commencement; celui qui peut introduire du nouveau, de l'inédit, de l'insolite dans le monde. Cette philosophie de l'initiative est au coeur de la philosophie de l'hybride.

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Perdons-nous
connaissance ?
 
Lionel Naccache

 

Quelle est la différence entre une information et une connaissance? Comment transformons-nous une information en connaissance? Comment une connaissance nous transforme-t-elle? Le neurologue Lionel Naccache nous invite ici à une plongée dans notre cerveau pour mieux comprendre les mécanismes à l'œuvre. A l'heure où le big data est plus que jamais glorifié, à l'heure où les informations et les fake news n'ont jamais été aussi nombreuses, s'interroger sur la réelle signification d'une connaissance est salutaire! Et si notre cerveau fonctionnait naturellement de manière hybride? 

Le Iivre du Philosophe
 
Friedrich Nietzsche

Le philosophe Friedrich Nietzsche écrivait que « le jeu de l’art consiste à confondre les échafaudages, les nominations, les cellules, les superstructures conceptuelles et à instaurer de nouvelles métaphores et métonymies ». L'hybridation réside exactement dans cette définition: opérer de nouveaux croisements (entre les secteurs, entre les métiers, entre les usages, entre les entreprises, entre les individus, entre les institutions publiques, etc.) pour sortir de nos identités rigides et nous réinventer. La philosophie de l'hybride est fortement inspirée de cette proposition de rupture que nous fait le philosophe. 

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